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Lucile Chaurin Ablanedo

Peintre figurative
 
 

Lucile Chaurin Ablanedo a l’impression d’avoir toujours eu un crayon ou un pinceau dans la main, et cela dès le plus jeune âge ! Rien d’étonnant pour une fille de marchands de couleurs.

Après quelques années d’études en histoire de l’art et théorie des arts plastiques, elle a réalisé son rêve, être admise à l’École Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris où elle a obtenu son diplôme dans le champ « Peinture » en 1999. Ces années d’études ont été déterminantes pour sa formation artistique et ses choix picturaux. Elle a étudié le dessin et la peinture dans l’atelier de Pierre Carron. Il est l’un des derniers prix de Rome, proche de Balthus à la Villa Médicis, et aussi l’un des derniers professeurs de l’École des Beaux-Arts à avoir diriger un atelier qui se voulait le lieu d’étude patiente de l’art figuratif d’après nature et des techniques exigeantes qui s’y rattachent. Elle a aussi, durant ces années, beaucoup fréquenté le musée du Louvre, d’abord en y dessinant puis en peignant face à des œuvres majeures plus pour en comprendre leur composition et en analyser les processus picturaux que pour véritablement les « copier ». Elle a étudié des techniques d’art mural comme la fresque et la mosaïque durant son cursus et approfondi ses connaissances théoriques en histoire de l’art et esthétique. Des voyages d’étude en Italie l’ont aussi durablement influencé dans ses recherches picturales.

Artiste peintre, elle consacre presque tout son temps au dessin et à la peinture.
À 36 ans, elle commence à exposer ses œuvres en France et aux États-Unis, et à les vendre. Lucile Chaurin Ablanedo dédie l’autre partie de son temps de travail à enseigner ce qu’elle sait sur le dessin et la peinture aux enfants et aux adultes, à Boston aux États-Unis où elle est actuellement installée, et sous forme de stages lorsqu’elle revient en France.
Son atelier se trouve dans l’une de ces jolies maisons victoriennes de la côte Est des Etats-Unis. C’est une pièce très lumineuse aux murs couleur « vanille » dans laquelle elle réalise surtout des natures mortes aux tons assez clairs sur des fonds crème ou ocre: L’atelier dans lequel elle œuvre influence sa peinture, dans la mesure où elle travaille le plus souvent d’après nature et donc en tenant compte de l’espace et la lumière qui l’entoure.

Elle peint avant tout avec de l’huile extra-fine (sauf pour les fonds structurés qu’elle applique sur les grands formats et qui sont composés d’huile fine « Étude » et de médium d’empâtement.). Pour la technique de la peinture à l’huile et les glacis, elle utilise également de bons médiums à peindre plutôt mats satinés (type « médium au vernis » ou Maroger). Elle prépare souvent l’encollage et l’enduit de ses toiles elle-même. En général elle est exigeante sur la qualité de tout ce qu’elle emploie pour peindre, pour les brosses et les pinceaux comme pour les papiers et jusqu’au matériel graphique (crayons, fusains).

Elle dessine et peint d’après nature (jamais d’après photo), et  elle aime se confronter aux genres majeurs de la peinture occidentale, la nature morte, le paysage et la figuration humaine. Elle est une peintre « inlassablement » figurative, mais sa peinture ne vise pas à une représentation réaliste de la nature.

Toute l’histoire de la peinture lui est aussi source d’inspiration. Par exemple, elle peint souvent en ayant en mémoire la lumière, les volumes simples parce que géométrisés, les figures fortes et calmes des peintures de Piero Della Francesca.

Avant toute œuvre sur toile, elle réalise des études préalables sur papier. Lorsqu’elle part d’un projet (un sujet de nature morte, un modèle vivant), elle essaie toujours de chercher une articulation, une forme qui l’impressionne et lui donne le désir de la transcrire sur la toile en trouvant «ses lignes de force», mais rien ne peut être vraiment défini au préalable. Le « dessein » est dans le dessin. C’est l‘esquisse qui lui permet de passer de la perception d’une forme à la cohérence d’une composition, et lui fait parfois déplacer tous les éléments de son sujet ! Et sur la toile avec le changement d’échelle et les avatars de la peinture d’autres transformations peuvent intervenir. Aussi elle recouvre, elle gratte, elle ponce, elle superpose. « C’est souvent par le « repentir » que l’œuvre se nourrit et que l’on découvre de nouvelles formes et matières! »

Quels seraient les conseils ou petites astuces que vous donneriez aux internautes du site internet Sennelier qui veulent se lancer dans la peinture ?

« Les produits Sennelier sont une garantie de qualité pour la pratique de diverses techniques artistiques (peinture à huile, aquarelle, pastel sec, pastel à l’huile, oilstick, pigments et produits de mise en œuvre, encres, gouache, tempéra). Je conseille aux internautes de trouver la technique qui leur ressemble le plus en essayant plusieurs produits de la gamme à commencer par  ceux qui permettent de travailler sur papier puisqu’en ce qui me concerne, il n’y a pas de « démarrage » en peinture sans un intense travail graphique. Avec un pastel par exemple, on est à la fois dans le dessin et la couleur ! »

 

 

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